Notre méthodologie

Les questions qu’on nous pose le plus souvent sur nos chiffres, avec des réponses honnêtes, pas du marketing.

Un score de risque IA, une fourchette de salaire, une école recommandée : chaque donnée affichée sur une fiche métier vient de quelque part, se calcule d’une certaine façon, et a des limites. On détaille les trois pour chaque type de donnée ci-dessous.

D’où viennent vraiment les chiffres de salaire ?

On ne collecte aucun salaire nous-mêmes. Pour la majorité des métiers du privé, on combine les études de rémunération de plusieurs cabinets de recrutement, principalement :

  • Michael Page
  • Hays
  • Linking Talents

Concrètement : pour un métier donné, on prend les estimations publiées par chaque cabinet, on écarte celles qui sortent manifestement du lot (par exemple un cabinet qui classe un profil confirmé dans la case « junior »), puis on affiche la fourchette qui reste. Elle est recalculée tous les six mois, à chaque nouvelle publication des études.

Mais ce n’est pas une règle universelle : quand une source plus fiable existe pour un métier précis, on l’utilise à la place. Par exemple :

  • Professeur des Écoles : grilles officielles d'Education.gouv.fr
  • Avocat : HelloWork et Le Figaro Emploi

La source exacte utilisée pour un métier donné est toujours indiquée sur sa fiche, juste sous le salaire. C’est elle qui fait foi, pas la liste ci-dessus qui ne couvre que le cas général.

Que veut dire « junior », « confirmé » ou « senior » chez nous ?

Les cabinets ne découpent pas tous l’expérience de la même façon, donc on applique notre propre grille pour rester cohérent d’un métier à l’autre :

  • Junior : 0 à 2 ans d'expérience
  • Confirmé : 3 à 7 ans d'expérience
  • Senior : 8 ans d'expérience et plus

C’est une convention, pas une loi : selon le métier ou l’entreprise, la frontière entre « confirmé » et « senior » peut se jouer à un an près dans un sens ou dans l’autre.

Le salaire affiché est-il le même partout en France ?

Non, et c’est une vraie limite qu’on assume plutôt que de la cacher. Nos fourchettes sont des moyennes nationales : elles ne distinguent pas l’Île-de-France du reste du pays, alors que l’écart entre Paris et la province dépasse régulièrement 10 à 15 % sur la plupart des métiers de bureau. On n’a pas encore assez de données région par région pour afficher cette décomposition de façon fiable, métier par métier. C’est sur notre feuille de route.

Comment sont calculés les TJM (tarif journalier freelance) ?

Les TJM viennent d’une collecte distincte des études de rémunération citées plus haut : ils reflètent les pratiques observées sur le marché du freelancing et du portage salarial pour un métier donné, pas un simple calcul automatique à partir du salaire. C’est pour ça qu’un TJM n’apparaît pas sur toutes les fiches : on ne l’affiche que quand on dispose d’une donnée fiable pour le métier concerné.

Mise à jour des salaires : semestrielle

Le risque IA, il sort d’où exactement ?

On s’appuie sur l’étude de Frey & Osborne (Oxford Martin School, 2013), la référence académique la plus citée sur l’automatisation des métiers. Le score affiché correspond à leur frey_osborne_score multiplié par 100, une fois le métier rapproché de l’occupation O*NET la plus proche (un Data Analyst, par exemple, est rapproché de « Market Research Analysts »).

Cette étude date de 2013, avant l’essor de l’IA générative. On le sait, et on ne prétend pas le contraire : elle reste la base académique la plus large et la plus citée à ce jour, qu’on complète par une veille qualitative sur les tendances post-2022. On mettra à jour la méthodologie dès qu’une étude aussi complète et plus récente sera publiée.
  • Faible (0-33)
  • Modéré (34-66)
  • Élevé (67-100)

Un score élevé veut-il dire que le métier va disparaître ?

Non. Le score mesure une probabilité d’automatisation technique de certaines tâches, pas une date d’expiration du métier. Un score de 80 ne veut pas dire que 80 % des postes vont disparaître demain, mais qu’une grande partie des tâches du métier pourrait, sur le papier, être automatisée. La vitesse et l’ampleur réelles dépendent de facteurs qu’aucune étude ne peut prédire : coût, réglementation, acceptabilité sociale.

Ces prévisions de débouchés, on peut vraiment s’y fier ?

On s’appuie sur l’étude France Stratégie, « Les Métiers en 2030 » (2022). Une limite à connaître : ces projections sont sectorielles, pas établies métier par métier. La tendance affichée reflète donc le secteur auquel appartient le métier, pas une prévision individuelle pour ce poste précis.

  • En déclin
  • Stable
  • En croissance
  • Forte croissance

Les écoles listées sont-elles classées, ou payées pour être là ?

Ni l’un ni l’autre par défaut. Les écoles viennent des sites officiels des établissements, de l’ONISEP, et d’une recherche propre à chaque métier. Elles ne sont pas classées par prestige ou par notoriété, seulement listées par pertinence pour accéder au métier.

Certaines écoles partenaires apparaissent avec un badge « ⭐ Partenaire officiel » : ce sont les seules pour lesquelles MyJobTorch a un accord commercial. Elles sont clairement identifiées comme telles, jamais mélangées silencieusement aux autres.

Ce qu’on ne prétend pas savoir

  • Nos données sont indicatives, pas contractuelles : ne signez rien sur la seule foi d'une fourchette MyJobTorch.
  • Les salaires réels varient selon l'entreprise, la région et le profil individuel bien plus qu'une fourchette moyenne ne peut le montrer.
  • Vérifiez toujours auprès d'une source primaire (offre d'emploi réelle, RH, contrat) avant une décision qui a un enjeu financier concret.

Dernière mise à jour de la méthodologie : 2026

Une question sur nos données ? Contactez-nous.